Veille Technologique

Définition et Objectifs d’une veille technologique

La veille technologique correspond à l’ensemble des techniques visant à organiser de façon systématique la collecte d’informations technologiques, l’analyse, la diffusion et l’exploitation de ces informations utiles à la croissance et au développement de l’entreprise.
Il s’agit d’analyser les informations relatives aux avancées scientifiques et techniques, aux produits, aux procédés de fabrication, aux matériaux et aux impacts économiques présents et futurs qu’ils engendrent.

La veille technologique consiste à s’informer en continu des nouvelles technologies et de leur commercialisation. C’est aussi s’informer sur une nouveauté, sur les inventions des concurrents et des nouvelles technologies dans le but d’en tirer un avantage.

Elle permet dans sa généralité de :

  • Suivre les évolutions techniques
  • Dégager de nouveaux procédés ou matériaux de substitution
  • Anticiper sur la concurrence, on peut ainsi rester à la pointe du marché en acquérant toutes les nouvelles technologies qui permettent de disposer d’un avantage concurrentiel.
  • Améliorer la qualité des produits
  • Identifier les meilleures pratiques
  • Éviter de prendre des décisions sur des informations obsolètes
  • Éviter de réinventer ce qui existe déjà
Comment s’informer ?

Pour chercher l’information, j’ai utilisé Flipboard, un agrégateur de réseaux sociaux, qui permet à l’utilisateur de sélectionner les flux qui l’intéressent sur les sites d’informations ou ses propres réseaux sociaux, et de confectionner ainsi son propre magazine.

En complément, j’ai activé une Google Alerts à propos de la 5G, qui m’envoie chaque jour une newsletter regroupant les articles les plus pertinents publiés à propos de mon sujet.

La 5G

La 5G est la prochaine génération de technologie de téléphonie mobile, c’est l’évolution de la 4G (reposant sur la norme LTE) et la 4G+ (la norme LTE-Advanced).

Elle représente donc l’appellation commerciale du standard IMT-2020 défini par l’International Telecommunication Union (ITU). Cet organisme veille à ce que les industriels ne fassent pas n’importe quoi et parviennent à s’entendre sur des standards communs pour ne pas reproduire les erreurs commises précédemment dans le domaine de l’audiovisuel, avec l’HD-DVD et le Blueray par exemple.

Pourquoi la 5G ?

Outre l’exploit technologique, la mise au point d’une nouvelle norme permet de lancer de nouvelles offres, donc de tirer le marché vers le haut. Dans cette histoire, ce sont clairement les opérateurs qui ont le plus à gagner, car ils sont dans une situation assez désagréable.

D’un côté, nous avons des mobinautes qui consomment de plus en plus de bande passante, notamment avec les grandes plateformes sociales comme Facebook, Instagram ou Snapchat qui misent tout sur les images et la vidéo.

Plus de bande passante consommée signifie la nécessité pour les opérateurs de faire monter en puissance leur réseau, donc d’investir dans de l’équipement. Le problème est que le revenu moyen par utilisateur (ARPU) est en baisse depuis de nombreuses années.

Pour pallier à cette baisse progressive de l’ARPU, il n’y a qu’un moyen : revaloriser l’offre. Voilà pourquoi les opérateurs investissent dans la création de contenus (ex : séries TV, droits de diffusion de la première ligue…). Le but de la manoeuvre est de fidéliser les clients existants et d’en conquérir de nouveaux grâce à des contenus à valeur ajoutée. Contenus qui incitent les mobinautes à consommer plus de bande passante. Bande passante qui risque bien d’arriver à saturation dans quelques années. Or, comme il faut 4 à 5 ans pour finaliser une norme, mettre à niveau les infrastructures et sortir de nouvelles offres, il n’y a plus de temps à perdre, il faut passer en marche forcée. D’où le forcing des opérateurs qui annoncent de nombreux « tests concluants ».

Mesures du trafic de données sur les années 2013-2018
Revenu moyen par utilisateur sur les années 2012-2017

Les Principes

Les ondes radio millimétriques et le MIMO

La 5G conduira à une meilleure utilisation du spectre électromagnétique avec l’exploitation de plusieurs bandes de fréquence nouvelles dont celles des ondes millimétriques, entre 24 et 300 GHz mais aussi les bandes comprises entre 3 et 30 GHz qui ne sont pas exploitées dans la 4G. Elles apportent un très haut débit sur une courte portée, associé à la densification du réseau et à des antennes directives MU-MIMO et Massive-MIMO.

Le MIMO (Multiple Input Multiple Output) est une technologie apparue avec le Wi-Fi qui utilise plusieurs antennes et fréquences pour gérer la communication avec un terminal. Le MU-MIMO est le Multi User MIMO qui gère cela pour plusieurs terminaux simultanément. Le Massive MIMO s’appuie sur la focalisation des faisceaux hertziens sur les terminaux à partir d’un grand nombre de petites antennes.

Le network slicing

Alors que toujours plus de données sont échangées entre les objets, il convient d’adapter les réseaux et les qualités de service. Une des solutions proposées se nomme le Network Slicing, concept qui permet une « découpe » virtuelle d’un réseau de télécommunications en plusieurs tranches. Cela permet de fournir des performances différentes associées à chaque tranche, selon l’usage, sans empiéter sur les autres, sans gaspiller de ressources.

Le modèle 5G Slicing distingue trois principaux cas d’utilisation : le 5G mobile broadband (réseaux mobiles) , le 5G massive Iot (réseau d’objets connectés) et le 5G Ultra Low Latency High Reliability (Fiabilité élevée et latence très faible pour, par exemple la voiture autonome). Cette hiérarchie permet d’allouer des ressources dédiées, il devient donc possible de moduler à des niveaux d’exigences différents les paramètres les plus importants selon le matériel concerné.

Les smarts cells

Les smarts cells sont des systèmes de transmissions sans-fil (station de base) à faible puissance et à courte portée qui sont utilisées pour couvrir des petites zones géographiques. Elles ont toutes les caractéristiques de bases d’une station de base et sont capables de supporter de grands volumes de données pour chaque utilisateur. Pour le déploiement de la 5G, les smarts cells vont jouer un role essentiel pour délivrer du très haut débit et des faibles latences aux différentes applications.

Les Objectifs

  • Des débits équivalents à ceux de la fibre, autour d’au moins 100 Mbit/s en moyenne perçus par l’utilisateur, et jusqu’à 20 Gbit/s, du moins en théorie. Ceci dit, le vrai défi de la 5G ne se résume plus vraiment à la vitesse brute.
  • Un temps de latence réduit, qui se trouve être l’amélioration indispensable à l’avènement de la voiture autonome ou encore de la robotique dans le domaine de la santé. Aujourd’hui, le délai de transmission des données en 4G+ approche les 10 millisecondes. En 5G, celui-ci pourrait être réduit à moins d’une milliseconde. Quand il s’agira à un véhicule d’éviter un accident de la route ou à un robot de mener à bien une opération chirurgicale à distance, ces 9 millisecondes feront toute la différence.
  • Une connectivité partout, tout le temps, grâce à une couverture réseau renforcée dans les zones commerciales et touristiques ou encore les lieux publics, et à une densité de connexion décuplée : plus d’un million d’appareils au kilomètre carré pourront être connectés en même temps. De quoi laisser une bonne marge de manœuvre à l’Internet des objets et à l’essor de celle que l’on nomme « la ville intelligente ».
  • Des économies d’énergie, puisque la 5G devrait préserver les batteries de nos appareils. En théorie, nos smartphones, dont les batteries lithium-ion commencent à atteindre leurs limites, devraient désormais pouvoir tenir jusqu’à 3 jours sans charge, et certains petits objets connectés seraient en mesure de rester en état de marche plus de 15 ans.

Les Usages

  • eMBB (Enhanced Mobile Broadband) pour l’ultra haut débit en extérieur et intérieur dans des usages courants comme pour la création ou la consommation de vidéo mobile. Cela permettra de dépasser des débits théoriques de 1 Gbits/s, soit d’aller plus vite que la fibre à domicile actuelle. Ceci étant évidemment à nuancer : on ne disposera quasiment jamais de ce débit, tout comme le débit de la 4G actuel en ville est loin d’atteindre le maximum théorique.
  • mMTC (Massive Machine Type Communications) pour la communication des objets connectés avec des qualités de service variables selon les besoins. C’est la partie de la 5G qui va concurrencer de manière assez frontale les réseaux Sigfox et LoRA, modulo les investissements réels dans le domaine et les offres commerciales qui seront proposées et leur support par les composants électroniques du marché.
  • uRLLC (Ultra-reliable and Low Latency Communications) pour des communications ultra-fiables adaptées aux applications critiques nécessitant une très faible latence, comme pour des applications de sécurité, les transports ou dans la santé.

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